Exposition – La Démocratie athénienne. Klèrôtèrion et tirage au sort en Grèce ancienne

Du lundi 21 au mardi 29 janvier 2019
Au Conseil de l’Europe, Strasbourg

Du 13 février au 11 mai 2019, prolongation au Musée Adolf Michaelis.
Entrée libre au Musée Adolf Michaelis, aux horaires habituels d’ouverture.

Renseignements : exposition@amamstrasbourg.org

Pour la première fois, l’association des Amis du Musée Adolf Michaelis conçoit une exposition temporaire hors des murs du Palais Universitaire de Strasbourg, au Palais de l’Europe, siège du Conseil de l’Europe.

La collection des moulages présentera la machine à tirer au sort (Klèrôtèrion) telle qu’elle a été constituée par l’IRAA du CNRS, un véritable exploit archéologique, ainsi que différentes œuvres illustrant l’histoire et les institutions de la démocratie athénienne.

Il s’agit d’une occasion unique de valoriser et de présenter au grand public le patrimoine universitaire de Strasbourg, dans un cadre exceptionnel !

Exposition réalisée en collaboration avec le Musée Adolf Michaelis, l’Association des Amis du Musée Adolf Michaelis, l’Institut d’Archéologie Classique, la Représentation Permanente de la Grèce et le Conseil de l’Europe.

 

Crédit photo : Pascal Disdier/Musée Adolf Michaelis

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Conférence « Klèrôtèrion. Démos, Kratos. Le tirage au sort à Athènes dans l’Antiquité »

Lundi 21 janvier 2019
15 h – 16 h
Salle Pasteur, Palais Universitaire

Organisée par le Planétarium et le Jardin des Sciences de l’Université de Strasbourg.

Lors de cette conférence, vous découvrirez notre prochaine exposition « La Démocratie athénienne. Klèrôtèrion et tirage au sort en Grèce ancienne », qui se tiendra du 21 au 29 janvier au Conseil de l’Europe, et du 11 février au 11 mai au Musée Adolf Michaelis.

L’Athènes antique, vue comme le berceau de notre démocratie actuelle, est mise en lumière au cours de l’exposition du Musée Adolf Michaelis. La pratique du tirage au sort et la place du Citoyen dialogueront à travers les moulages de la collection et la machine inédite du Klèrôtèrion !

Intervenante : Emma Chwalczynski, commissaire de l’exposition.

Table ronde « Klèrôtèrion : le tirage au sort de l’antiquité grecque à nos jours »

Mardi 23 octobre 2018
18 h 30 – 19 h 30
Érage (4 rue Brûlée, Strasbourg)

Dans le cadre de la quinzaine culturelle hellénique se tiendra une table ronde sur le thème « Klèrôtèrion : le tirage au sort de l’antiquité grecque à nos jours : une pratique démocratique euro-méditerranéenne ? », en partenariat avec l’Université de Strasbourg (UdS) et la Maison d’Europe Strasbourg-Alsace (MESA), et en présence de Jean-Yves Marc (conservateur du musée Adolf Michaelis, doyen des Sciences historiques, professeur d’archéologie romaine), Jean-Philippe Heurtin (professeur de sciences politiques à l’IEP de Strasbourg, membre élu au Conseil scientifique de l’Université de Strasbourg) et Julien Fournier (maître de conférences en Orient hellénistique et romain), le mardi 23 octobre 2018 à 18h30 à l’Erage.

Visite à la lampe torche – Complet

Lundi 22 octobre 2018
18 h – 19 h 30
Complet

Le Musée Adolf Michaelis vous propose une visite particulière de sa collection sur la thématique des monstres dans l’Antiquité, le tout à la lumière des lampes torches. L’occasion de voir le musée comme vous ne l’avez jamais vu !

Pour le confort de la visite, les places sont limitées.
La visite étant complète, les inscriptions sont maintenant closes.

Afin de soutenir l’action de nos bénévoles, la visite est à prix libre (1 € minimum par personne).

Visite guidée du musée par son conservateur

Mardi 16 octobre 2018
12 – 13 h
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Visite guidée du musée par son conservateur, Jean-Yves Marc.

Venez visiter le musée Adolf Michaelis, situé au rez-de-jardin du Palais Universitaire, à l’occasion de la Quinzaine Culturelle Hellénique, organisée par le Conseil de l’Europe !

Découvrez ou redécouvrez cette étonnante collection grâce à son conservateur, doyen des Sciences Historiques et professeur d’archéologie romaine à l’Université de Strasbourg, Jean-Yves Marc.

Pour plus d’informations : contact@amamstrasbourg.org

Fête de la science

Samedi 13 octobre et Dimanche 14 octobre 2018
Samedi : 11 – 18h / Dimanche : 14 – 18h
Sans réservation
Pour la Fête de la science, organisée par l’Université de Strasbourg et le Jardin des Sciences, le Musée Adolf Michaelis vous ouvre ses portes afin de vous faire découvrir ses copies en plâtre de grandes œuvres d’art de l’Antiquité. Des activités adaptées aux enfants et aux adultes seront proposées à cette occasion : kamishibaï (théâtre de papier), animations et jeux autour des moulages du musée, visites guidées.

Apollon du Belvédère

Type : ronde-bosse
Œuvre originale : bronze
Datation originale : 330 av. J.-C.
Sculpteur : Léocharès
Copie romaine : marbre
Lieu de conservation : Rome, musée Pio-Clementino (Vatican)
Dimension : H. 224 cm

La copie romaine de cet Apollon a été découvert au cours du XVe siècle. Il doit son nom au pape Jules II qui l’avait fait installer dans le Belvédère des jardins du Vatican. Il est l’une des douze divinités de l’Olympe, né de l’union de Zeus et de Léto descendante des Titans, et le frère jumeau d’Artémis, déesse chasseresse. Dès sa naissance, il réclame ses attributs ; la lyre (mot générique pour désigner les instruments à cordes) et l’arc et exige avoir le privilège de révéler les desseins de Zeus. A l’époque classique (V-IVe siècles av. J.-C.), la majorité des grands sites oraculaires lui sont dédiés. Il prend les traits d’un jeune éphèbe (garçon ayant atteint la période transitoire de l’adolescence). D’une grande beauté, il est représenté imberbe et nu pour mettre à jour sa musculature développée. Musicien, il porte une longue tunique et joue d’un instrument à cordes (cithare ou lyre).

La principale épithète d’Apollon est l’Apollon archer « qui lance ses flèches au loin ». Il porte également l’épithète Delphinios de par l’emplacement d’un de ses sanctuaires dans la ville de Delphes. Enfin il peut également être qualifié d’Apollon Pythios qui signifie « consulter » et qui le désigne comme dieu oraculaire et sa prêtresse prend le nom de Pythie. La mythologie raconte qu’enfant, Apollon a tué le serpent Python qui ravageait la ville de Delphes et qui pourchassait sa mère par ordre d’Héra. Depuis lors, c’est à Delphes qu’un sanctuaire lui a été dédié afin qu’il transmette les oracles de Zeus aux Hommes et aux autres dieux. Apollon est combatif et vengeur. Il se laisse emporter par ses émotions et la violence. Accompagné de sa sœur Artémis, il massacre les enfants de Niobé fille Tantale, roi de Phrygie (ancienne région d’Asie mineure) qui a osé se moquer de sa mère pour le peu d’enfants qu’elle avait engendré.

Apollon est le dieu de la musique. Il est le patron des musiciens et apaise la Nature. C’est lui qui divertit les dieux lors des banquets et qui dirige le chœur des Muses. Il instaura le rassemblement du chant, de la musique instrumentale avec la danse. Marsyas est un satyre, divinité mi-homme, mi-bouc. Il est reconnu pour avoir inventé la flûte à deux tuyaux ; l’aulos. Il lance un défi musical à Apollon qu’il va perdre et dont le châtiment est d’être écorché vif par la divinité en colère. Le roi Midas, pour avoir préféré le son de la flûte à celui de la lyre, s’est fait affubler d’oreilles d’âne. Il peut provoquer des épidémies et des morts violentes. C’est lui qui lors de la guerre de Troie répand l’épidémie dans le camp grec. Mais il peut aussi être bienveillant à l’égard des humains. Au sanctuaire de Delphes, on sacrifie à Apollon pour espérer la guérison de ses maux.

 

Athéna Varvakeion

Type : ronde-bosse
Œuvre originale : marbre (copie romaine réduite de l’Athéna Parthenos, en or et ivoire, sculptée par Phidias)
Datation originale : IIIe siècle ap. J.-C.
Lieu de conservation : Athènes, Musée national (Grèce)
Dimension : H. 1,04 m

Athènes est le foyer principal du culte d’Athéna et les constructions en son honneur se multiplient durant le VIe et Ve siècles av. J.-C., notamment sur l’Acropole. Nous sommes ici, devant le moulage de la copie la plus complète conservée de l’Athéna Parthénos, statue chryséléphantine (faite d’or et d’ivoire) de 11,50m érigée dans le Parthénon en 447 av. J.-C. par le sculpteur Phidias. De part ses 1150 kg d’or, la statue originelle servait de réserve métallique en cas de nécessité financière. En plus de cela, c’est dans le Parthénon que sont stockés les fonds de la ligue de Délos versés annuellement à Athènes par ses alliés pour financer les combats contre leur ennemi commun : les Perses.

Athéna, fille de Zeus, est l’une des douze divinités de l’Olympe. Elle naît adulte et toute armée de la tête de son père après qu’Héphaïstos dieu du feu, lui a ouvert le crâne à coup de hache pour ôter le mal de son père. Considérée au départ comme déesse de la guerre elle est en réalité une déesse multiple. Elle est la déesse protectrice d’Athènes et de ses habitants [Polias et Promachos], mais aussi la déesse de l’intelligence, des artistes et artisans [Ergane] et protège la santé [Hygeia]. Elle est représentée sous la forme d’une jeune femme en tenue de guerrière, casquée, portant armure et bouclier comme sur cette statue. Comme Diane, Athéna tient à sa virginité et c’est pourquoi on peut l’appeler Athéna Parthénos, et de ce fait explique la dénomination du Parthénon.

Son casque est un casque attique ce qui rappelle la fonction du Parthénon soit de promouvoir la suprématie athénienne. Il sert de près la tête et descend en bas de la nuque. Il est composé de trois crêtes sur lesquelles figurent des éléments décoratifs. La crête centrale supporte une sphinge, symbole de protection. Quant aux crêtes latérales, deux Pégases les surmontent, cheval ailé reconnu pour avoir aidé les héros [Persée, Bellérophon…].
L’armure sur son torse est la peau de chèvre mythique connue sous le nom d’égide. Elle est indestructible et lui a été remise par son père. Elle est le symbole de l’invulnérabilité garantie par la protection des Dieux. Lorsque Athéna porte l’égide, elle s’emploie à encourager les Athéniens. Ici on peut donc supposer qu’Athéna porte l’égide pour encourager leur victoire contre les Perses.

Elle avance son bras droit reposant sur une colonnette. Elle présente dans le creux de sa main une Niké, allégorie de la Victoire prenant la forme d’une jeune femme ailée. Elle devait tenir dans ses mains une guirlande en guise d’offrande aux Athéniens. On peut associer cette Victoire au rôle d’Athéna de maintenir l’ordre et les lois pour faire régner la paix, ici contre les Perses.
On maintient une iconographie de la Victoire du Bien contre le Mal pour faire régner l’ordre et les lois par la tête de Méduse sur son égide et son bouclier. Les nombreux serpents présents sur son armure rappellent ceux composant la chevelure de Méduse mais celui représenté derrière le bouclier semblerait être Erichthonios. Il est le quatrième roi légendaire d’Athènes mi-homme mi-serpent, fils d’Héphaïstos et de Gaïa, déesse de la Terre. Il aurait également mis en place le culte d’Athéna et notamment la cérémonie des Panathénées. On lui dédie l’Erechthéion, temple érigé sur l’Acropole dans lequel a été planté un olivier. Cet arbre renvoie au mythe confrontant Athéna à Poséidon qui se disputaient la souveraineté de l’Attique. Ils se sont départagés sur l’offrande qu’ils ont faite aux Athéniens. Poséidon fit jaillir de la terre en frappant l’Acropole de son trident, un étalon invincible au combat et une source d’eau salée. Quant à Athéna, elle leur offrit un olivier, symbole de paix pour les Grecs, et remporta le concours.